Lançons-nous… sur les routes?

Posted on 4 octobre 2010

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« Le déjeuner s’est bien passé, pour ce qui est de la qualité des plats. » (Madame Merkel, 16/09)


Loin de moi la volonté de faire dans le style « café du commerce », mais bon, lançons-nous:

Ce qui me frappe peut-être le plus, en cette affaire (le comportement étatique français à l’égard des Roms), c’est que l’équipe au pouvoir ayant de « hauts-stratèges » -des plus professionnels, dans le sens « communicationnel » du terme-, comme conseillers, comment ce qui s’est passé cet été (le mois d’août: un hasard?) a été possible?

Je parle, tout de même, de la France, pays (certes, auto-proclamé), « des Droits de l’Homme ».

Et de 9.000 Roms ayant été « reconduits aux frontières », de manière collective, sans procès (ni tambour, ni trompette?) suite à d’éventuels  faits délictueux -de par nature, individuels-, alors que les Roms installés en France seraient au nombre de 310.000, sur un total de 9 millions, en Europe – source: Berlin Institute for Population and Development -.

« La meilleure »? La quasi-totalité des Roms vivant en France sont de nationalité française…

Dans quel cadre stratégique ces mesures, « mûrements réflèchies », n’en doutons pas, se situent-elles?

En pleine crise économique & sociale (l’un ne va pas sans l’autre), sachant que la… « sortie du tunnel » (l’expression date de « l’aire Giscard… d’Estaing »…) n’étant pas pour demain,  « gooddamn »: mais quelle(s) mouche(s) les a (ont) « piqués’?

La première réaction, est de situer « l’intérêt » de la chose au plan interne: une mise en place d’un « populisme » (le ‘P’ de UMP, peut-être? Ou celui de PS?), méthode vieille comme… la France, permettant de « canalyser ».

Et même, en allant un peu plus loin, en période troublée à plus d’un titre comme nous la vivons actuellement, de phagocyter toute véléïté de contestation (« management » par la peur?).

Mais, et si nous sortions « le nez du guidon »? Au niveau externe, y aurait-il une stratégie, « peu coûteuse » -l’existence de 9.000 personnes, à qui l’on a retiré, entre parenthèses, le « choix de vie », de nature culturelle (très fort: et l’applications des Droits de l’Homme, dans tout ça?…), qu’est-ce donc!-, qui serait « rentable », sous une forme ou sous une autre s’entant, …. « au centuple »?

Un… « point de détail »? Nous parlons bien sûr ici des Roms (cf. par exemple Wikipedia sur le sujet), « peuple » séculaire, nomade par « choix de vie », même si – et surtout! – de par nature culturelle. Et non plus globalement, des « gens du voyage », pour qui, pour un certain nombre, mais évidemment pas tous, il peut s’agir d’une conséquence d’un « accident de la vie » (en développement avec la crise).

Je remarque par ailleurs que:

  1. La moitié des communes & communautés de communes françaises, qui en ont l’obligation (+ de 5.000 habitants) sont dans l’illégalité, en n’appliquant pas les obligations qui sont leurs (leurres?), au sujet des « gens du voyage » (aires de repos).
  2. La France est en contradiction totale, sur le sujet -expulsions-, avec les engagements pris au niveau européen, et même… « peut-être » plus (Droits de l’Homme: cf. CNCDH, et, en anecdote, ceci ).

En quelque sorte: l’art & la manière…

Comme vous le voyez, « j’ouvre les portes » (y compris aux Roms: pas plus, pas moins…), et n’aurais aucunement la prétention d’avoir LA réponse à ladite problèmatique. Je m’interroge.

D’ailleurs, existe-t-elle? (la réponse!). On peut, tout autant, se le demander.

Et peut-être même: de moins en moins…

Une vision du (no-?)futur?

Une manière de préparer « dans les esprits », une -ou plutôt, la!- prochaine implosion de l’Europe?

Si elle devait avoir lieu, quelle en sera le coût « au quotidien », pour les Français? Une fois de plus je m’interroge: ne sera-ce pas « l’histoire du roi nu »?

Je pense tout particulièrement à une sortie éventuelle de l’Allemagne de la zone Euro – techniquement: peut être « fait dans la nuit »… -, avec… « Panache »!

Pure supputation? Seul l’avenir – proche -, le dira.

Conclusion (de l’affaire?)

En tout état de cause, non seulement sa réputation, mais « la France » est atteinte.

Et plus que pour un moment…

NOTA: le seul élement qui va à l’encontre de mon inquiètude actuelle, en cette affaire? La maturité allemande: à défaut de résoudre un problème, il faut le gérer… Et, sauf accident, vus son poids et sa douloureuse histoire, elle saura faire ce qu’il faut pour « limiter la casse »*. Ou, si elle n’y arrive pas, c’est que ce n’était pas possible.

* Comment le milieu politique & des affaires, français peut-il -apparemment, pour le moins-, ne pas se rendre compte que « ses méthodes » (…) sont connues, à l’étranger, et qu’elles sont incluses dans l’art de la négociation par nos amis étrangers? Ce serait « croire au père Noël »!

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